John McCain «reconnaissant» du rôle joué par la France

Officiellement, John McCain était en France quelques heures vendredi en tant que membre de la commission sénatoriale des forces armées. Mais il n'a échappé à personne que la visite du candidat
républicain à Matignon puis à l'Elysée a pour objectif premier de le rendre crédible sur la scène internationale auprès de l'opinion américaine. Ce n'est donc pas un hasard si le sénateur de
l'Arizona a consacré un quart d'heure entier à répondre aux questions de la presse internationale, amassée sur le perron de l'Elysée. Et sur lequel venait de le reconduire le chef de l'Etat
français.
Un candidat «reconnaissant»
Souriant sous un ciel parisien enfin dégagé, il s'est dit «reconnaissant» du rôle joué par la France en Afghanistan, l'un de ses principaux sujets de conversation avec Nicolas Sarkozy. L'homme qui
entend renforcer le dispositif militaire en Irak - un «désengagement mènerait au chaos et à plus de sang américain versé» - a fait l'éloge du Président français, sans évoquer son opposition et
celle de son prédécesseur Jacques Chirac, à ce même conflit. Il a ainsi loué le «leadership» joué par Paris dans la «lutte contre l'émission de gaz à effets de serre», l'un des dadas du candidat -
«la lutte contre l'intégrisme musulman» ainsi que «l'économie mondiale». Et n'a pas oublié le discours du Président au Congrès de Washington qui a été «très bien reçu par les parlementaires mais
aussi le peuple américain». Peut-on parler pour autant d'une «lune de miel» renouvelée entre la France et celui qui, à l'instar de son parti, n'a pas manqué de se moquer de la position française
par le passé? Relancé par 20minutes.fr sur cette question, John McCain s'est contenté de dire que «quelle que soit la couleur politique du prochain Président américain, les relations bilatérales
s'amélioreront». Exit l'ère Chirac.
Partage des mêmes valeurs
Reprenant à son compte le discours élyséen, John McCain a rappelé qu'Etats-Unis et France «partagent les mêmes valeurs» et qu'ils pourraient «se joindre ensemble» pour imposer des sanctions plus
lourdes contre l'Iran. Sur le dossier israélo-palestinien, le républicain a également estimé que Paris avait un rôle à jouer pour imposer une résolution pacifiste. En revanche, la réintégration de
la France dans le commandement intégré de l'Otan n'a pas été abordée par John McCain et Nicolas Sarkozy. Lequel sera «le bienvenu à nouveau aux Etats-Unis à n'importe quel moment». Prochain
rendez-vous entre les deux hommes à la Maison Blanche? Alexandre Sulzer
Source : 20minutes.fr
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