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AGENDA

Dates de l'enquête publique sur le PLU à la salle de réunion à la Mairie :

Mercredi 7 novembre 2007     15h/18h
Samedi 17 novembre 2007       9h/12h
Lundi 26 novembre 2007           9h/12h
Vendredi 7 décembre 2007      15h/18h

Le PLU est téléchargeable sur le site de la Mairie de Tramayes http://www.bourgogne.cybercommunes.com/71/TRAMAYES/


Prochaines élections  municipales et cantonales 20089 et 16 mars 2008

La loi de modernisation économique sera présentée au conseil des ministres le 30 avril

Christine Lagarde, ministre de l'Economie, et ses quatre secrétaires d'Etat ont dévoilé ce mercredi le calendrier de la loi de modernisation économique. Ses quarante articles seront détaillés lors du conseil des ministres du 30 avril. Pour une adoption, fin juin.

Christine Lagarde a officiellement donné ce mercredi le coup d'envoi de la grande modernisation de l'économie que, conformément à sa lettre de mission, elle doit signer. La ministre de l'Economie en a rappelé l'objectif : "faire souffler un vent de liberté sur notre économie".

Ce texte d'une quarantaine d'articles seulement sera présenté au conseil des ministres le 30 avril, pour être adoptée fin juin, avant les vacances parlementaires. Il comprendra quatre volets. Le premier portera sur la création d'entreprises et le soutien aux PME. Y figurera une réforme des délais de paiement.

Le second volet aura pour objet la relance de la concurrence. "La loi permettra de définitivement sortir du système des marges arrière", a de nouveau indiqué Luc Chatel. Le secrétaire d'Etat à la Consommation signera ainsi la réforme II de la loi Galland qui depuis 1996 régit strictement les relations entre fournisseurs et distributeurs de produits de grande consommation.

L'enterrement des marges arrières, prestations commerciales que paient les fournisseurs (Danone, Coca-Cola et autres Lactalis) à leurs distributeurs pour des services commerciaux plus ou moins réels, devrait, espère Bercy, si ce n'est faire baisser les prix des produits de grande consommation, du moins juguler l'inflation des matières premières agricoles.

La disparition des marges arrière découlera de celle du principe dit de non-discrimination. C'est-à-dire la fin de l'interdiction faite aux fournisseurs de présenter des tarifs différents à leurs distributeurs. Un cadre réglementaire qui a fait le lit des marges-arrières. Dès lors, elles sont le seul terrain de négociation entre fournisseurs et distributeurs. Et, accusées de favoriser l'inflation en France, elles sont l'exception française d'un secteur mondialisé.

"Les prix sont en France plus chers de 5% par rapport aux 27 autres pays de l'Union Européenne. Voire de 15 à 17% avec l'Espagne et les Pays-Bas où existe la liberté de négocier les tarifs des fournisseurs", a observé Luc Chatel. La réforme des soldes relèvera également de ce volet.

La loi de modernisation économique devrait aussi enterrer la loi Raffarin qui, depuis 1996, soumet à autorisation toute création de magasin d'une surface supérieure à 300 m2. Cette législation élaborée par Jean-Pierre Raffarin est aujourd'hui montrée du doigt par Bruxelles qui intime la France de l'abandonner pour non-respect de la liberté d'installation sur le territoire européen. Aujourd'hui, le gouvernement en profite. Dans le droite ligne d'un avis du Conseil de la Concurrence publié à l'automne, Bercy dénonce ses effets pervers. La loi Raffarin aurait verouillé l'accès au marché de la distribution. Bercy dit vouloir aujourd'hui "laisser entrer de nouveaux acteurs".

Enfin, les deux derniers volets de la loi de modernisation économique concerneront "l'attractivité du territoire" et "l'amélioration du financement de l'économie".

Juliette Garnier

Source : La Tribune

Les députés restaurent le lundi de Pentecôte comme jour férié

L'Assemblée nationale a adopté ce mercredi une proposition de loi de la majorité qui rendra à nouveau férié le lundi de Pentecôte. Le texte doit encore être adopté par le Sénat pour application immédiate, dès ce mois de mai.

C'en est bien fini du lundi de Pentecôte travaillé pour l'ensemble (théoriquement !) des salariés de France. Les députés ont approuvé ce mercredi une proposition de loi UMP-NC (Nouveau Centre) visant à rendre le lundi de Pentecôte à nouveau férié, tout en réaffirmant le principe d'une journée de solidarité "assouplie" pour venir en aide aux personnes âgées et aux handicapés.

Le texte, défendu par Jean Leonetti (UMP) et soutenu par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a été adopté en première lecture avec les seules voix UMP et NC. Les deux groupes de gauche (PS et communiste) ont voté contre, refusant une "solidarité qui repose uniquement sur les salariés".

Le texte doit encore être examiné par le Sénat le 9 avril, en vue d'une application dès le prochain lundi de Pentecôte le 12 mai, mais son adoption est certaine.

La proposition UMP-NC entend offrir "davantage de souplesse" pour l'organisation de cette journée de solidarité, en donnant "une entière liberté aux partenaires sociaux, au sein de l'entreprise ou à défaut au sein de la branche, pour fixer les modalités d'accomplissement les plus adaptées aux besoins de l'entreprise".

Instituée par le gouvernement Raffarin après la canicule de 2003 qui avait fait 15.000 morts en France, cette journée donne lieu au paiement par les entreprises d'une contribution correspondant au travail réalisé ce jour-là.

Les députés ont adopté plusieurs amendements, dont celui étendant le dispositif à l'ensemble de la fonction publique. Ils ont aussi interdit l'organisation de cette journée le Vendredi Saint, le jour de Noël et le jour de la Saint-Etienne (lendemain de Noël) dans les départements du Bas-Rhin, du Haut-Rhin et de la Moselle, régis encore par un régime concordataire.

En adoptant ce texte, les députés mettent fin à un pataquès qui ne cessait de jeter le discrédit sur cette mesure destinée à renforcer la solidarité nationale. Plusieurs grandes entreprises publiques avaient contourné la loi, tandis que l'essentiel de l'effort était supporté par les salariés du privé.

Source : la tribune

Il faudra cotiser 41 ans pour une retraite à taux plein

François Fillon et Xavier Bertrand confirment, à la veille de nouvelles négociations avec les partenaires sociaux, le passage "progressif" à 41 annuités de cotisation d'ici à 2012.

François Fillon (Reuters).

 

François Fillon (Reuters).

 

La durée de cotisation passera bien à 41 annuités pour bénéficier d'une retraite à taux plein, confirme le ministre du Travail Xavier Bertrand, mercredi 26 mars, à la veille de ses consultations avec les partenaires sociaux pour préparer la deuxième phase de la réforme lancée en août 2003.
Le Premier ministre François Fillon confirme de son côté le passage "progressif" à 41 annuités de cotisation d'ici à 2012, dans un entretien à paraître jeudi.

"Mesures courageuses"

Xavier Bertrand a expliqué mercredi sur France Inter qu'il attendait des partenaires sociaux qu'ils disent "ce qu'ils proposent" comme "mesures courageuses" pour financer "des mesures généreuses", que sont le relèvement des pensions de réversion et l'augmentation du minimum vieillesse.
"Nous avons dit, effectivement, en 2003 qu'il y aurait le passage à 41 ans, sauf élément nouveau", a-t-il précisé.

"La loi s'appliquera"

Et pour lui, pour régler le problème de financement des retraites en France, "soit vous acceptez de toucher moins de pensions de retraites, personne ne le veut. Soit vous acceptez de cotiser plus et ça, ça ne fait pas de bien au pouvoir d'achat. Soit, si on vit plus longtemps, il faut accepter de cotiser un peu plus longtemps". Et de conclure: "Nous devons être les uns et les autres au rendez-vous de nos responsabilités".
Dans une interview à paraître jeudi dans L'Express, le Premier ministre François Fillon se montre lui plus direct: "La loi de 2003 prévoit le passage à une durée de cotisation de 41 annuités progressivement d'ici à 2012 (...) La loi s'appliquera".

Source : nouvelobs.com
Gorce et les dangers de la victoire

Texto envoyé mardi matin par Gaëtan Gorce: "Savez-vous que je suis réélu avec 100% des voix à la Charité sur Loire? Mieux que Delanoë, Aubry ou Hollande... La route de Solférino m'est ouverte." Manière, pour le député de la Nièvre, réélu avec quelque 1513 voix - il était le seul candidat - de railler la propension de ses camarades à faire fructifier le capital électoral acquis dimanche soir dans la perspective du prochain congrès...

Trêve de plaisanterie: Gaëtan Gorce, qui ces derniers mois s'est illustré par sa virulence à l'égard de l'actuelle direction du PS, relativise les résultats "globalement positifs" enregistrés dimanche par le parti. "Le PS profite aujourd'hui d'une envie de sanctionner manifestée par une opinion mécontente à propos du pouvoir d'achat et d'un comportement présidentiel qui a choqué. Ça ne doit pas être interprété pour plus que cela. Ce n'est pas une adhésion aux thèses du PS."

Lesquelles, d'ailleurs, n'ont pas brillé ces derniers temps par leur originalité ou leur profusion. "Je ne vois pas, dans ce que nous avons fait, ce qui pourrait expliquer cette situation. Sarko s'est enfoncé lui-même. On ne porte pas beaucoup de responsabilités."

Un bon résultat obtenu par le PS presque à l'insu de son plein gré, donc. Et qui, selon Gorce le "rénovateur", porte en elle la promesse d'une certaine inertie. Sur le thème: on ne change pas une équipe qui gagne les municipales. Et on repart comme avant. "Que la gauche l'emporte largement, on ne peut que s'en réjouir. Mais ce succès sera forcément exploité par tous ceux qui ont intérêt à ce qu'il n'y ait pas de changement radical et trop rapide... Quel est l'objectif de la direction? Marginaliser les empêcheurs de tourner en rond. Il peut y avoir une configuration qui pousse une fois de plus à l'immobilisme ou du moins à une certaine passivité."

Une victoire trop nette au soir du deuxième tour ne risque-t-elle pas, paradoxalement, de placer sous l'éteignoir les nécessaires évolutions du PS? Comment faire fructifier cette victoire attendue dans le sens d'une réelle rénovation?

Source : http://vieenrose.blogs.liberation.fr/revault/2008/03/gorce.html 

Mort de Thierry Gilardi

NOUVELOBS.COM | 25.03.2008 | 22:48

Ancien journaliste à France Inter et Canal Plus, il avait rejoint TF1 le 1er janvier 2005 pour assurer les commentaires des matches de football en remplacement de Thierry Roland.

Thierry Gilardi (Sipa)

Thierry Gilardi

Le journaliste de TF1 Thierry Gilardi, qui assurait les commentaires des grandes rencontres de football sur la chaîne privée, est décédé mardi des suites d'une crise cardiaque à l'âge de 49 ans, a-t-on appris de source proche de la chaîne.
Ancien journaliste à France Inter et Canal Plus, Thierry Gilardi avait rejoint TF1 le 1er janvier 2005 pour assurer les commentaires des matches de football en remplacement de Thierry Roland.
Associé au consultant Jean-Michel Larqué, il commentait les matches de l'équipe de France ainsi que les rencontres de Ligue des Champions. Il présentait également l'émission hebdomadaire "Téléfoot".
Passionné de rugby qu'il avait pratiqué, Thierry Gilardi était également vice-président du Stade Français (Top 14). Il avait d'ailleurs commenté les principales rencontres de la Coupe du monde de rugby sur TF1, en septembre et octobre derniers.
Alliance de rigueur et de chaleur, Thierry Gilardi a longtemps incarné la chaîne Canal Plus, qu'il avait rejointe en mars 1987 après des débuts à France Inter.
D'abord commentateur des grands directs de football, il est par la suite devenu directeur de la rédaction des sports de la chaîne cryptée avant d'assurer la continuité des directs pendant les J.O. de Sydney en 2000. Il fut également co-présentateur de la matinale (6-9h00) sur i-TELE à partir de fin mars 2004.
Thierry Gilardi, qui devait assurer mercredi soir le commentaire de la rencontre amicale de football entre la France et l'Angleterre, était marié et père de trois enfants. (AFP)

poutine-gazprom.jpgPoutine garde la main sur Gazprom

Poutine quitte son costume de président, mais pas le pouvoir. Il devrait être remplacé dimanche par Dmitri Medvedev qui lui voue allégeance. Le président russe sortant garde aussi la main mise sur la puissante compagnie Gazprom, qu’il en devienne ou non le président, à la place de Medvedev.

Dmitri Medvedev, l’homme désigné par Poutine lui-même pour prendre sa suite, devrait dimanche 2 mars, selon toute vraisemblance, devenir président de la Russie. Dans un jeu de chaise musicale, Poutine, qui se tient prêt pour devenir Premier ministre, pourrait, au dire de la presse locale, également reprendre la place de Medvedev à la tête du géant énergétique Gazprom, une arme politique redoutable.


Poutine réfute pour l’instant cette hypothèse. Mais pour Alain Guillemoles, chef adjoint du service Monde au quotidien français La Croix et co-auteur de « Gazprom, le nouvel empire », « si ce n’est pas lui, il s’agira de quelqu’un en lien étroit avec son premier cercle». Un point de vue partagé par Nadia Campaner, chercheur au Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières pour qui « Gazprom restera, sans aucun doute, lié au politique »… et à Poutine.


Pour le journaliste de La Croix, « Gazprom est l’œuvre de Poutine dans la mesure où il l’a refondée pour en faire l’instrument de sa politique ». « Du volume jusqu’au diamètre des oléoducs, Poutine connaît tout de Gazprom. Il a nommé l’ensemble des dirigeants. Ils lui sont très proches. La culture politique actuelle repose sur les liens d’allégeance à Poutine. Qu’il s’agisse de Medvedev ou du conseil d’administration de Gazprom. »

En effet, après avoir évincé les managers pro-Eltsine, Poutine les a remplacés par ses hommes. Puis, entre 2004 et 2006, l’Etat a repris 50 % du capital de l’entreprise qui compte 400 000 salariés. Aujourd’hui, la compagnie ne compte plus ses filiales, sociétés annexes, sans parler de ses firmes offshore. Elle a le monopole des exportations et représente 8 % du PIB du pays.


Gazprom, un instrument de politique de Poutine

Le colosse économique est une pièce maîtresse entre les mains de Vladimir Poutine pour redonner une influence à la Russie au niveau mondial. Une arme d’autant plus puissante que les prix du pétrole et du gaz sont élevés. Premier producteur mondial de gaz, il contrôle fournit un quart du gaz consommé en Europe et s’attaque au marché asiatique.


Les décisions de Gazprom sont certes « motivées par des raisons avant tout économiques », mais elles ont aussi des conséquences politiques explique Nadia Campaner. Qu’il s’agisse des relations avec la Chine ou avec l’Europe, les enjeux politiques et économiques s’imbriquent.


La saga qui oppose Moscou et Kiev depuis plusieurs années illustre bien ce recoupement entre affaires et politique étrangère. Alors que l’Ukraine s’éloigne de plus en plus de la sphère d’influence du Kremlin - en prétendant notamment adhérer à l’Otan -, la Russie menace de couper sa fourniture de gaz en invoquant une dette que l’ancienne république soviétique nie devoir.


Gazprom est également utile à Poutine à l’intérieur de la Russie. L’entreprise lui a notamment « rendu service » en rachetant « les médias impertinents » via la holding Gazprom-Media, qui édite désormais plusieurs journaux importants et possède radios et télévisions, ainsi qu’une maison d'édition, une agence de publicité, une société de production cinématographique et deux théâtres.

 Ces dernières années, Medvedev et le directeur exécutif, Alexey Miller, également très proche de Poutine, ont mis en musique « la vision que Poutine se fait de Gazprom », explique Alain Guillemoles et ont entamé une diversification du géant énergétique vers les secteurs de l’électricité, du charbon, du pétrole, et du nucléaire mais aussi de la finance, avec Gazprombank, qui compte parmi les banques majeures de Russie.

 Pour Gauthier Rybinski, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24 : avec le poulain de Poutine au Kremlin, « la super-firme est assurée de perdurer, de s’étendre et de rafler tous les contrats ».


Poutine quitte son costume de président, mais pas le pouvoir. Il devrait être remplacé dimanche par Dmitri Medvedev qui lui voue allégeance. Le président russe sortant garde aussi la main mise sur la puissante compagnie Gazprom, qu’il en devienne ou non le président, à la place de Medvedev.

Dmitri Medvedev, l’homme désigné par Poutine lui-même pour prendre sa suite, devrait dimanche 2 mars, selon toute vraisemblance, devenir président de la Russie. Dans un jeu de chaise musicale, Poutine, qui se tient prêt pour devenir Premier ministre, pourrait, au dire de la presse locale, également reprendre la place de Medvedev à la tête du géant énergétique Gazprom, une arme politique redoutable.


Poutine réfute pour l’instant cette hypothèse. Mais pour Alain Guillemoles, chef adjoint du service Monde au quotidien français La Croix et co-auteur de « Gazprom, le nouvel empire », « si ce n’est pas lui, il s’agira de quelqu’un en lien étroit avec son premier cercle». Un point de vue partagé par Nadia Campaner, chercheur au Centre de géopolitique de l'énergie et des matières premières pour qui « Gazprom restera, sans aucun doute, lié au politique »… et à Poutine.


Pour le journaliste de La Croix, « Gazprom est l’œuvre de Poutine dans la mesure où il l’a refondée pour en faire l’instrument de sa politique ». « Du volume jusqu’au diamètre des oléoducs, Poutine connaît tout de Gazprom. Il a nommé l’ensemble des dirigeants. Ils lui sont très proches. La culture politique actuelle repose sur les liens d’allégeance à Poutine. Qu’il s’agisse de Medvedev ou du conseil d’administration de Gazprom. »


En effet, après avoir évincé les managers pro-Eltsine, Poutine les a remplacés par ses hommes. Puis, entre 2004 et 2006, l’Etat a repris 50 % du capital de l’entreprise qui compte 400 000 salariés. Aujourd’hui, la compagnie ne compte plus ses filiales, sociétés annexes, sans parler de ses firmes offshore. Elle a le monopole des exportations et représente 8 % du PIB du pays.

 Gazprom, un instrument de politique de Poutine

Le colosse économique est une pièce maîtresse entre les mains de Vladimir Poutine pour redonner une influence à la Russie au niveau mondial. Une arme d’autant plus puissante que les prix du pétrole et du gaz sont élevés. Premier producteur mondial de gaz, il contrôle fournit un quart du gaz consommé en Europe et s’attaque au marché asiatique.

Les décisions de Gazprom sont certes « motivées par des raisons avant tout économiques », mais elles ont aussi des conséquences politiques explique Nadia Campaner. Qu’il s’agisse des relations avec la Chine ou avec l’Europe, les enjeux politiques et économiques s’imbriquent.

La saga qui oppose Moscou et Kiev depuis plusieurs années illustre bien ce recoupement entre affaires et politique étrangère. Alors que l’Ukraine s’éloigne de plus en plus de la sphère d’influence du Kremlin - en prétendant notamment adhérer à l’Otan -, la Russie menace de couper sa fourniture de gaz en invoquant une dette que l’ancienne république soviétique nie devoir.


Gazprom est également utile à Poutine à l’intérieur de la Russie. L’entreprise lui a notamment « rendu service » en rachetant « les médias impertinents » via la holding Gazprom-Media, qui édite désormais plusieurs journaux importants et possède radios et télévisions, ainsi qu’une maison d'édition, une agence de publicité, une société de production cinématographique et deux théâtres.

 Ces dernières années, Medvedev et le directeur exécutif, Alexey Miller, également très proche de Poutine, ont mis en musique « la vision que Poutine se fait de Gazprom », explique Alain Guillemoles et ont entamé une diversification du géant énergétique vers les secteurs de l’électricité, du charbon, du pétrole, et du nucléaire mais aussi de la finance, avec Gazprombank, qui compte parmi les banques majeures de Russie.

 Pour Gauthier Rybinski, spécialiste de politique internationale à FRANCE 24 : avec le poulain de Poutine au Kremlin, « la super-firme est assurée de perdurer, de s’étendre et de rafler tous les contrats ».

Source : france24.com

John McCain «reconnaissant» du rôle joué par la France
Le candidat républicain à la présidentielle américaine John McCain (à droite) reçu par Nicolas Sarkozy, le 21 mars 2008 à l'Elysée
Officiellement, John McCain était en France quelques heures vendredi en tant que membre de la commission sénatoriale des forces armées. Mais il n'a échappé à personne que la visite du candidat républicain à Matignon puis à l'Elysée a pour objectif premier de le rendre crédible sur la scène internationale auprès de l'opinion américaine. Ce n'est donc pas un hasard si le sénateur de l'Arizona a consacré un quart d'heure entier à répondre aux questions de la presse internationale, amassée sur le perron de l'Elysée. Et sur lequel venait de le reconduire le chef de l'Etat français.

Un candidat «reconnaissant»


Souriant sous un ciel parisien enfin dégagé, il s'est dit «reconnaissant» du rôle joué par la France en Afghanistan, l'un de ses principaux sujets de conversation avec Nicolas Sarkozy. L'homme qui entend renforcer le dispositif militaire en Irak - un «désengagement mènerait au chaos et à plus de sang américain versé» - a fait l'éloge du Président français, sans évoquer son opposition et celle de son prédécesseur Jacques Chirac, à ce même conflit. Il a ainsi loué le «leadership» joué par Paris dans la «lutte contre l'émission de gaz à effets de serre», l'un des dadas du candidat - «la lutte contre l'intégrisme musulman» ainsi que «l'économie mondiale». Et n'a pas oublié le discours du Président au Congrès de Washington qui a été «très bien reçu par les parlementaires mais aussi le peuple américain». Peut-on parler pour autant d'une «lune de miel» renouvelée entre la France et celui qui, à l'instar de son parti, n'a pas manqué de se moquer de la position française par le passé? Relancé par 20minutes.fr sur cette question, John McCain s'est contenté de dire que «quelle que soit la couleur politique du prochain Président américain, les relations bilatérales s'amélioreront». Exit l'ère Chirac.

Partage des mêmes valeurs

Reprenant à son compte le discours élyséen, John McCain a rappelé qu'Etats-Unis et France «partagent les mêmes valeurs» et qu'ils pourraient «se joindre ensemble» pour imposer des sanctions plus lourdes contre l'Iran. Sur le dossier israélo-palestinien, le républicain a également estimé que Paris avait un rôle à jouer pour imposer une résolution pacifiste. En revanche, la réintégration de la France dans le commandement intégré de l'Otan n'a pas été abordée par John McCain et Nicolas Sarkozy. Lequel sera «le bienvenu à nouveau aux Etats-Unis à n'importe quel moment». Prochain rendez-vous entre les deux hommes à la Maison Blanche? Alexandre Sulzer

Source : 20minutes.fr
Soutenez le Tibet.

Chers amis,

Après des décennies de répression par la loi chinoise, la frustration du peuple tibétain a explosé dans les rues sous forme de protestations et d'émeutes. Avec les feux de la rampe braqués sur les Jeux Olympiques à venir en Chine, les tibétains réclament au monde un changement.

Le gouvernement chinois a dit que les protestataires qui ne se sont pas encore rendus "seront punis". Ses leaders sont en ce moment même en train de faire un choix crucial entre l'escalade de la brutalité ou le dialogue qui pourrait déterminer le futur du Tibet et de la Chine.

Nous pouvons influer sur ce choix historique. La Chine tient à sa réputation internationale. Il est nécessaire que le président chinois Hu Jintao entende que le succès du logo "made in China" et aussi des prochains Jeux Olympiques ne sera assuré que s'il fait le bon choix. Mais il faudra une énorme mobilisation internationale pour attirer son attention - et nous en avons besoin dans les 48 heures qui suivent. Le lauréat tibétain du Prix Nobel de la Paix et leader spirituel, le Dalai Lama, a appelé à la retenue et au dialogue: il a besoin d'un soutien international. Cliquez maintenant ci-dessous pour signer cette pétition -et faites passer le message à un maximum de personnes- notre but est d'obtenir 1 million de voix pour le Tibet.


http://www.avaaz.org/fr/tibet_end_the_violence/


L'économie chinoise est totalement dépendante des exportations 'Made in China' que nous achetons et le gouvernement veut absolument faire des Jeux Olympiques à Pékin cet été une célébration de la nouvelle Chine, respectée comme un pouvoir mondial. La Chine est aussi un pays très divers avec un passé brutal et a des raisons d'être inquiète à propos de sa stabilité. Certains des émeutiers tibétains ont tué des gens innocents. Mais le Président Hu doit reconnaître que le plus grand danger pour la stabilité chinoise et son développement vient des jusqu'au-boutistes qui conseillent l'escalade de la répression et non pas des tibétains qui recherchent le dialogue et la réforme.

Nous remettrons notre pétition directement aux officiels chinois à Londres, New York et Pékin mais il nous faut un nombre massif avant de pouvoir donner la pétition. S'il vous plaît, faites suivre cet e-mail à vos contacts avec un message expliquant à vos amis pourquoi c'est important ou utilisez notre outil 'Parlez-en à vos amis' qui apparaîtra après votre signature de la pétition pour écrire à votre carnet d'adresse.

Le peuple tibétain a souffert en silence pendant des décennies. Il est finalement temps pour eux de parler, nous devons les y aider.

Avec espoir et respect,

Ricken, Iain, Graziela, Paul, Galit, Pascal, Milena, Ben et toute l'équipe d'Avaaz.


PS - Il a été suggéré que le gouvernement chinois pourrait bloquer le site Avaaz à cause cet e-mail et des milliers de membres Avaaz en Chine ne pourraient plus participer à notre communauté. Un sondage auprès des membres d'Avaaz ce week-end a montré que plus de 80% pensent qu'il est quand même important d'agir au Tibet malgré cette terrible perte potentielle dans notre communauté, si nous pensions pouvoir faire la différence. Si nous sommes bloqués, Avaaz aidera à maintenir la campagne pour la liberté d'accès à internet pour le peuple chinois pour que tout nos membres en Chine puissent un jour revenir dans la communauté.


Voici quelques liens avec plus d'informations sur les protestations tibétaines et la réponse chinoise:

<a href="http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPMONDE/80318018/1014/CPMONDE
"> http://www.cyberpresse.ca/article/20080318/CPMONDE/80318018/1014/CPMONDE
http://www.liberation.fr/actualite/monde/316223.FR.php
http://www.lexpress.fr/info/infojour/reuters.asp?id=67306&1736

A PROPOS D'AVAAZ



Avaaz.org est une organisation non gouvernementale indépendante à but non lucratif, qui mène des campagnes mondiales pour faire en sorte que les opinions et les valeurs des peuples influent sur les décisions mondiales. (Avaaz signifie "voix" dans de nombreuses langues). Avaaz ne reçoit aucun financement d'aucun gouvernement ou entreprise. L'équipe d'Avaaz est basée à Londres, New-York, Paris, Washington, Genève, et Rio de Janeiro.

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«Un électrochoc qui relance la coopération méditerranéenne»

Nicolas Sarkozy entouré des dirigeants et ministres participant au sommet européen de Bruxelles, le 13 mars 2008

Au prix d’un important compromis, Nicolas Sarkozy a réussit à faire passer son projet d’Union pour la Méditerranée auprès de ses partenaires européens. Jean-François Daguzan, maître de recherche à la Fondation pour la recherche stratégique explique les enjeux de cette nouvelle politique communautaire.
 

Les dirigeants européens sont parvenus dans la nuit de jeudi à un compromis, instituant une «Union pour la Méditerranée» intégrée à l’UE. Votre sentiment?
Même si elle a été profondément modifiée au terme des négociations, la proposition française de créer une «Union méditerranéenne» est un véritable électrochoc qui relance la coopération entre les deux rives de la Méditerranée, jusqu’à présent gérée au sein du moribond processus de Barcelone. L’anniversaire de ce dernier en 2005 avait été un véritable fiasco, tous les responsables européens ne s’étant pas déplacés au sommet organisé à Barcelone. La proposition de Sarkozy a eu le mérite d’obliger tous les pays à se positionner sur le sujet.
 
Concrètement, ça va changer quoi?

Le sommet de Paris prévu le 13 juillet avec les 27 pays de l’UE et les pays du Sud de la Méditerranée devrait accoucher de plusieurs projets concrets, même si la question du financement n’est pas réglée. La dynamique est enclenchée: en projetant de confier la co-présidence du processus à un pays du Nord et à un pays du Sud, les dirigeants européens dopent ce qui n’était jusqu’à alors qu’une discussion technique entre ambassadeurs sous l’ombrelle de l’Union européenne. Les initiatives de l’«Union pour la Méditerranée» vont surtout être dans le domaine du développement durable et de l’environnement. C’est la stratégie de la France: commencer par des sujets consensuels pour installer l’institution avant de se risquer sur des sujets plus politiques, comme le conflit israëlo-palestinien.
 
Tout de même, n’est ce pas une couleuvre dure à avaler pour Sarkozy qui rêvait d’une instution indépendante de l’Union européenne?
Ce qui est dur pour le président français, c’est d’accepter à la table de l’«Union pour la Méditerranée» tous les pays de l’Europe alors qu’il souhaitait limiter les entrants aux pays méditerranéens. Sous la pression allemande, il a du lâcher du lest.
 
Enfin, un détail qui n’en est peut-être pas un: pourquoi le projet s’appelle maintenant «Union POUR la Méditerranée» alors que Sarkozy avait lancé l’idée d’une «Union méditerranéenne»?
Cela a été un point essentiel de la négociation. Les partenaires européens ont préféré opter pour le terme «pour» qui permet d’intégrer tous les pays européens dans le processus, et pas seulement ceux qui sont «méditerranéens». Propos recueillis par Vincent Glad 

Source : 20minutes.fr
UIMM : pourquoi Parisot est aussi responsable

Durant tout le week-end, Laurence Parisot a joué les Madame Propre du patronat. Eric Decouty démontre sa part de responsabilité dans les scandales qui éclaboussent l'UIMM et le Medef.

UIMM : pourquoi Parisot est aussi responsable

 
C'est la guerre civile au Medef. La révélation par Marianne numéro actuellement (en kiosque) des accords secrets offrant à l'ex-patron de l'UIMM (union des métiers de la métallurgie), Denis Gautier-Sauvagnac (DGS), une prime de retraite de 1,5 millions d'euros et la prise en charge de ses futures condamnations sans limitation de montant est en train de dynamiter le patronat français. Le scandale des valises de billets de DGS et des cadeaux occultes qu'il en a tirés, a donné lieu ce week-end à des querelles publiques sans précédent entre Laurence Parisot, censée être la patronne des patrons, et les représentants de la puissante industrie métallurgique.
Mais ces déclarations soigneusement médiatisées par lesquelles la présidente du Medef a pris la posture de la patronne outragée ne feront pas illusion très longtemps. Les communiqués tout autant offensés de DGS et de son successeur, Frédéric Saint Geours ne convaincront pas davantage. Quant au pouvoir politique et à la justice les voilà confrontés à une affaire dans laquelle ils portent chacun une part de responsabilité.
Que nous enseignent ces derniers développements ?

1°) Le rôle de Laurence Parisot.
MEDEF En septembre dernier, la présidente du MEDEF avait attendu plus d'une semaine pour réagir aux révélations sur les millions d'euros tirés en cash des caisses de l'UIMM par Denis Gautier-Sauvagnac. Elle avait alors juré «tout ignorer de ces pratiques d'un autre âge» et annoncé un grand ménage au sein du patronat de la métallurgie. Nous allions voir ce que nous allions voir avec Frédéric Saint Geours, successeur de DGS à la présidence de l'Union… Résultat: quatre mois plus tard, Madame Parisot, a rejoué le couplet…
Certes, cette fois, elle n'a pas attendu une semaine pour réagir. Elle a même pris soin d'orchestrer bruyamment sa partition : un communiqué, vendredi, pour annoncer son retour précipité de vacances, une interview samedi, sur France 2 et un entretien, dimanche dans le Journal du Dimanche, avec photo de la dame à son bureau, histoire d'illustrer une reprise en main indignée…
On peut admettre sans trop de difficulté que Laurence Parisot ignorait la teneur des accords secrets entre DGS et l'UIMM. Pour le reste, la colère et l'indignation ne sont que de circonstance. Dans cette histoire, la responsabilité indirecte de la présidente du MEDEF est engagée pour au moins cinq raisons. 

a) Si Denis Gautier Sauvagnac a démissionné à la mi-novembre de la présidence de l'UIMM, poste symbolique et bénévole, tout le monde savait qu'il était toujours délégué général et le seul véritable décideur. DGS ne se cachait d'ailleurs pas, occupant comme auparavant son bureau de la rue de Wagram, d'où il dirigeait avec la même autorité l'union patronale, laissant sa première collaboratrice également mise en examen signer les chèques tout en participant presque officiellement aux négociations syndicales… Laurence Parisot a laissé faire sans mot dire.

b) La présence de Michel de Virville, secrétaire général de Renault et président de l'UNEDIC, considéré comme un des hommes de confiance de Madame Parisot était censé ramener une nouvelle moralité au sein de l'UIMM, au même titre que l'élection de Frédéric Saint Geours. Or, le premier a négocié en catimini les cadeaux de DGS et le second les a couverts. Qu'ils n'en aient rien dit à la présidente du Medef en dit long sur son autorité de et sur la portée réelle de ses décisions.

c) Outre Michel de Virville, quelqus uns des plus hauts représentants du patronat français ont validé le versement de 1,5 millions d'euros à DGS ainsi que la prise en charge de ses condamnations financières à venir. La liste des membres du bureau de l'UIMM publiée par Marianne est éloquente : Anne Lauvergeon, présidente d'Areva, Joël Karecki, président de Philips France, Christian Streiff, président de PSA Peugeot-Citroën, Jean-Marie Poimboeuf, président de la Direction des constructions navales (DCN), ont, parmi d'autres, autorisé les accords qui font aujourd'hui scandale. Or, ces hommes et femmes sont des figures emblématiques du patronat français et donc du Medef. Ils attestent que les cadeaux à DGS n'ont pas été décidés entre amis de la métallurgie mais bien dans le gotha du patronat. Voilà pourquoi la distinction que tente aujourd'hui d'établir Laurence Parisot entre l'UIMM et le Medef est fallacieuse. Même si sa présidente n'était pas dans la confidence du parachute doré de DGS, le Medef, via ces grands patrons, est clairement impliqué, ce qui lui laisse comme Arnaud Lagardère dans l'affaire des délits d'initiés d'EADS, que le choix délicat entre incompétence et mahonnêteté.

d) Laurence Parisot a laissé entendre qu'elle pourrait saisir la justice, expliquant hier dans le JDD «que l'accord entre l'UIMM et son délégué général (lui) semble très discutable». C'est pourtant la même Laurence Parisot qui a l'automne dernier n'a pas estimé nécessaire de déposer plainte après la révélation des opérations occultes de l'UIMM et ne s'est pas davantage constituée partie civile après l'ouverture de l'information judiciaire. Si aujourd'hui la présidente du MEDEF envisage de saisir la justice pourquoi ne pas l'avoir fait à l'automne ?

e) Enfin, dans ses différentes interviews du week-end, la présidente du Medef n'a jamais affirmé sa volonté de faire la lumière sur le principal mystère de l'affaire : où est donc allée la vingtaine de millions d'euros retirés par DGS entre 2000 et 2007 ? Laurence Parisot n'a pas davantage appelé la justice à mettre tout en œuvre pour identifier les destinataires des valises de billets du patronat… La transparence, même dans le discours, a des limites.

Au bout du compte, la purge que veut désormais imposer Laurence Parisot à l'UIMM montre évidemment la faiblesse de son influence sur les barons de la métallurgie. Mais ses déclarations s'apparentent surtout à une posture de circonstance, la présidente du MEDEF cherchant à apparaître comme «la madame propre» du patronat alors qu'elle a laissé perdurer manoeuvres et sombres arrangements depuis bientôt six mois.
 
 
2°) DGS, Saint Geours et la loi du silence.
L'élection de Frédéric Saint Geours à la présidence de l'UIMM devait tout changer. Elle a en réalité permis la survivance d'un système opaque, constitué de transactions secrètes et de petits arrangements. Il est d'ailleurs piquant de constater que les mêmes cabinets d'avocats ont représenté l'UIMM avant et après le départ de DGS… Certes, l'ancien président a choisi son propre défenseur, Me Jean-Yves Leborgne, mais sa défense semble bel et bien établie en concertation avec les conseils du patronat de la métallurgie.
Malgré ou à cause de l'enquête judiciaire, les différentes parties semblent aujourd'hui s'être entendues pour renforcer la loi du silence établie depuis des lustres. Comme dans un film noir, DGS n'a pas estimé nécessaire de répondre personnellement, hier, aux attaques de Laurence Parisot, mais il a envoyé dans les médias son avocat fidèle. Tiré de sa torpeur, Me Leborgne, a pris la pose non pas pour dire que son client rendrait l'argent, mais pour demander à Madame Parisot de retrouver son sang-froid et rappeler que les histoires de valises de billets étaient vieilles comme l'histoire du patronat de la métallurgie… Bref un avertissement sans frais à la patronne des patrons, à tout le Medef et sans doute au pouvoir et à la classe politique toute entière, pour dire que beaucoup avaient à perdre au grand déballage. Un message que Frédéric Saint Geours s'est empressé de recevoir cinq sur cinq sur les ondes…

3°) Sarkozy en toile de fond.
Cette menace du grand déballage a-t-elle porté ? Toujours est-il que si la gauche a tonné tout le week end, la droite et le gouvernement se sont montrés bien discrets. Certes, quelques ministres ont dit en substance et sans rire qu'ils faisaient confiance à la justice… François Fillon, gêné aux entournures, aussi. Nicolas Sarkozy, en voyage officiel puis de noces en Afrique du Sud n'a, en revanche, rien dit. Pour lui plus que pour beaucoup d'autres, un grand déballage dans l'affaire de l'UIMM pourrait avoir de fâcheuses retombées. Il pourrait notamment devoir enfin s'expliquer sur les raisons pour lesquelles en 2004, alors ministre des Finances, alerté par Tracfin (la cellule anti-blanchiment de Bercy) des retraits effectués depuis 2000 par DGS il avait refusé que le dossier soit transmis à la justice…
Le silence d'une grande partie de la classe politique pourrait également s'expliquer par les subsides qu'auraient tiré certains de ses représentants des valises de DGS. Car si la piste de financements syndicaux est privilégiée par les enquêteurs, celle de financements politiques et/ou électoraux n'en existe pas moins.

4°) La faute du procureur de la République de Paris. Saisie fin septembre le parquet de Paris a attendu la mi-décembre pour ouvrir une information judiciaire confiée à un juge d'instruction, lequel n'a mis en examen DGS que le 15 janvier. Mieux, il ne lui a été signifié aucune mesure de contrôle judiciaire ce qui lui permet de rencontrer en toute quiétude tous les protagonistes de l'affaire. Du jamais vu !
Les atermoiements du procureur de la République de Paris, aux ordres ou non de la Chancellerie et donc de l'Elysée, ont permis que soient signés les accords occultes au profit de DGS. Si comme dans l'affaire de la Société générale et du trader Jérome Kerviel, DGS avait immédiatement mis en examen avec interdiction de voir les autres dirigeants patronaux et ceux de l'UIMM, nul doute qu'il aurait été plus difficile de passer le fameux pacte du silence découvert aujourd'hui.

5°) L'illusion du grand déballage.

Reste la suite de l'histoire. Le séisme annoncé au patronat annonce-t-il une révélation sur les destinataires des vingt millions d'euros distribués entre 2000 et 2007 par Denis Gautier-Sauvagnac ? Peu probable. L'omerta patronale renforcée par une évidente passivité syndicale devrait s'accommoder de ces soubresauts d'autant plus facilement que le pouvoir politique se fera son complice et que la justice poursuivra aussi sagement l'enquête qu'elle l'a commencée… Derrière les grands discours sur la transparence, les secrets semblent mieux gardés que jamais.
 
 
Lundi 03 Mars 2008 
Source : Marianne2.fr

Etymologie de Sarkozy

J'ai regardé dans le dictionnaire, à votre place, les mots qui commencent par "SARC".

Comme par hasard, tous ces mots font référence à des choses pas très sympathiques...

sarcasme: Raillerie acerbe, insultante. du grec sarkazein, "mordre la chair"

sarcastique: Qui tient du sarcasme; ironique et méchant

sarcine: Bactérie qui forme des colonies cubiques, agent de la gangrène pulmonaire.

sarcler: 1 - Arracher les mauvaise herbes au moyen d'un outil; "sarcler le chiendent". 2 - débarrasser un terrain, une culture des mauvaises herbes

sarcoïde: Petite tumeur cutanée à l'aspect noduleux

sarcome: Tumeur maligne qui se développe aux dépens du tissu conjonctif.

sarcophage: Cercueil de pierre

sarcopte: Ancien parasite de l'homme et de divers mammifères qui creuse des galerie sous la peau occasionnant la gale.

Selon une enquête BVA, la liste conduite par le président du MoDem serait battue au second tour par la liste socialiste.
 le 15/02/2008 - 20h01

francois-bayrou.jpgLa liste conduite par le président du MoDem François Bayrou à Pau serait battue au second tour par la liste socialiste conduite par Martine Lignière-Cassou, selon un sondage BVA à paraître samedi dans le quotidien Sud Ouest.
 
La liste de François Bayrou obtiendrait au second tour 37% des voix, contre 40% à celle conduite par Martine Lignière-Cassou, et 23% à la liste conduite par le maire sortant Yves Uriéta (ex-PS) soutenue par l'UMP. Au premier tour, la liste de M. Bayrou est devancée par celle de Martine Lignière-Cassou avec 34% des voix contre 36%. Yves Uriéta arrive en troisième position avec 21% devant une liste DVD (5%) et une liste LCR (4%).
 
Selon BVA, "la situation délicate de François Bayrou tient à ce que sa liste n'attire guère les sympathisants de gauche (14%) ni ceux de l'UMP (21%)". Martine Lignière-Cassou, qui jouit d'une image personnelle "excellente" (66% de bonnes opinions), "bénéficie de très bons reports de voix des électeurs de la liste d'extrême-gauche". En revanche, une majorité relative (43% contre 39%) "exprime une mauvaise opinion" sur le maire sortant Yves Uriéta. Un précédent sondage Ifop-Fiducial publié début février par Paris-Match, donnait le leader du Modem vainqueur d'une courte tête (39%) au second tour devant la candidate du PS (38%) et le maire sortant (23%).
 
Le sondage a été réalisé par l'Institut BVA par téléphone du 11 au 13 février 2008 auprès d'un échantillon de 606 personnes inscrites sur les listes électorales, représentatif de la population de Pau âgée de 18 ans et plus selon la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille).

Source : LCI

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